Photos: Axel Engelen, Thomas Van Der Aa & Jean Kummert
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Nicolas Kummert

Brad Mehldau (2003) :
"...une grande personnalité musicale...Il y a souvent une merveilleuse douceur dans le jeu de Nicolas Kummert qui sert parfaitement la musique."

Claude Blondeel cité dans -DeRedactie- :
"La découverte du festival Jazz Middelheim 2008 est Nicolas Kummert, un musicien qui chante pendant qu'il joue du saxophone. Tout simplement virtuose!" (De ontdekking van Jazz Middelheim 2008 was Nicolas Kummert, een muzikant die terwijl hij speelt, ook nog zingt. Gewoon virtuoos!) Félix Marciano à propos de "Qu4tre" dans Jazzman (décembre 2005) :
" ***épatant*** ... N. Kummert peut déployer ses phrases obsédantes et ses chorus déchirés. Une vraie réussite...une musique souple et nerveuse, tantôt tourmentée, tantôt sensuelle, qui capte instantanément l'attention"

Pascal Anquetil, dans Jazzman (sept 2001) :
"...Nicolas Kummert, saxophoniste très inspiré, tendance Lovano, et compositeur de quelques beaux thèmes de l'album Voices of Pohjola"

Jean-Marie Hacquier dans Jazz Magazine (juin 2004) :
"Quant à Nicolas Kummert, on appréciera tout au long de l'album sa sonorité feutrée, une manière de jouer les songs, qu'on pourrait qualifier d'amalgame entre Getz et Garbarek."

J-P. Goffin dans Vers l'avenir (15/05/2003) :
"Le nombreux public a eu l'occasion de découvrir le nouveau jeune loup du jazz belge : Nicolas Kummert a du coffre, du swing, de la présence..."

Pierre Dulieu, La sélection du mois :
"Kummert confirme tout le bien qu'on pense de lui avec un son impressionnant au ténor et une inspiration toute coltranienne au soprano...il investit l'espace avec une grande sensibilité dans les thèmes comme dans les improvisations..." (à propos de l'album -4-) "le saxophone ténor de Nicolas Kummert dont le son profond et moelleux installe un climat obsédant et tendu...
Ce disque renferme beaucoup d'autres bonnes surprises : l'étrange Such a Waste sur lequel Kummert, en l'absence d'invités, fait appel à des substituts électroniques pour enrichir les harmonies et qui se conclut dans un beau charivari sonore." (à propos de l'album -Submarine-)

Le Soir, André Joassin (novembre 2003) :
"Les 9ème Django d'or, les trophées belges du jazz, organisés par le français Frank Hagège sous l'égide de la Sabam, ont été remis jeudi, au théâtre St Michel à Bruxelles, lors d'une soirée riche en improvisations diverses. A commencer par le prix du nouveau talent, Nicolas Kummert, en trio intimiste puis en sextet (avec, entre autres, deux batteries). De quoi confirmer l'inspiration mélodique et les qualités d'instrumentiste de ce jeune saxophoniste dans des climats bien différents."

A.Deb. dans Le Soir (novembre 2003) :
"Le saxophoniste namurois qui monte s'appelle Nicolas Kummert. Il vient d'être élu meilleur talent de l'année aux Django d'or 2003. Les Django d'or belges, qui sont au jazz ce que sont les césars au cinéma ont été remis hier soir au théâtre St Michel à Bruxelles. Parmi les lauréats, Nicolas Kummert a été élu meilleur jeune talent de l'année, prix enviable s'il en est puisqu'il est décerné par un jury de personnalités parmi les plus en vue du monde du jazz...Issu du conservatoire de Namur, Nicolas kummert a suivi le cycle complet de saxophone classique dans la classe de Michel Mergny. Il a également été suivi par Vincent Antoine ou Fabrizio Cassol (du groupe Aka Moon) avant de s'envoler pour le conservatoire de Bruxelles où il s'est perfectionné sous la conduite de John Ruocco et Jeroen Van Herzeele.
Avant même de terminer ses études musicales, le namurois faisait parler de lui chez les disquaires par sa participation à plusieurs enregistrements. Pour l'heure (NB : nov. 2003), son nom figure sur 6 albums, dont le dernier baptisé'4' est sorti en mars dernier.Sur scène, on retrouve la trace du saxophoniste blond avec des groupes comme Pierre Van Dormael et vivaces, Alchimie, le Namur sax quartet ou le Alexi Tuomarila Quartet, avec lequel il a remporté un premier prix au concours international de jazz de Hoeilaart en 1999. L'année précédente il avait déjà été primé au tournoi de jazz de la maison du jazz de Liège à Eben-Emael."

QU4TRE

*** épatant *** sans étiquette particulière, mi-électrique mi-acoustique; jazz moderne avec éléments de rock. Pas de concept fumeux ni de concession à la mode, musique souple et nerveuse, tantôt tourmentée, tantôt sensuelle, qui capte instantanément l'attention. certaines influences (Frisell, Rosenwinkel) rejaillissent par moments, mais ce groupe soudé et bien rôdé impose sa personnalité; climats originaux auxquels les guitares savantes de Marco Locurcio doivent beaucoup. Bien soutenu par une rythmique attentive et inventive, N. Kummert peut déployer ses phrases obsédantes et ses chorus déchirés.Une vraie réussite, et une équipe à suivre.

Jazzman décembre 2005 (Félix Marciano)



Si le premier disque de Quatre, édité sur le label Mogno, laissait la part belle aux mélodies évanescentes et au lyrisme, celui-ci apparaît globalement plus électrique. Le guitariste Marco Locurcio en particulier y laisse s'exprimer sa double culture musicale Jazz et Rock tandis que le batteur Teun Verbruggen (qui a pris la place de Lieven Venken) et Jacques Pili à la basse électrique composent un tandem rythmique solide d'une ductilité convaincante. Le premier titre, "Song 41" de la plume de Locurcio, est un des sommets du compact et c'est instantanément qu'on est conquis : un simple et superbe accompagnement de guitare, composé de notes égrenées rapidement avec l'énergie du Rock, qui est un régal du début à la fin ; le saxophone ténor de Nicolas Kummert dont le son profond et moelleux installe un climat obsédant et tendu ; un solo de guitare débarrassé de toute virtuosité inutile suivi d'un autre à la basse électrique avant le retour du ténor. On est proche du Jazz-Rock mais c'est une fusion colorée et envoûtante où personne ne cherche à doubler le plus rapide dans les virages. Comptent ici davantage la cohésion de la composition, la dynamique du groupe et aussi le timbre chaud qui naît du chant unifié de ces quatre-là. "Breaking the staves", écrit en deux parties par le saxophoniste, est aussi une grande réussite mais dans un autre registre : le second mouvement surtout, tout en subtiles nuances, qui véhicule une profonde nostalgie et met en exergue la complicité des deux solistes. Ce disque renferme beaucoup d'autres bonnes surprises : l'étrange "Such a Waste" sur lequel Kummert, en l'absence d'invités, fait appel à des substituts électroniques pour enrichir les harmonies et qui se conclut dans un beau charivari sonore ; The Observant encore une fois structuré autour d'un accompagnement plus Rock que Jazz générant de belles textures propices aux envolées des solistes ou Not Wise, d'une conception plus originale avec ses triturations électroniques et sa batterie sèche et crépitante qui fragmente le discours d'éclats percussifs. Submarine apparaît comme un album fort original obéissant à une conception diversifiée de la musique et porté par une belle flamme collective. Sur scène, le groupe se distingue d'ailleurs par une magie attractive entraînant rapidement l'adhésion du public et c'est avec un réel plaisir qu'on retrouve cette magie-là au cours de ces enregistrements.

Pierre Dulieu, Sélection du mois



"Qu4tre" est un groupe de jeunes jazzmen belges très prometteurs, réunis autour du saxophoniste Nicolas Kummert qui s'est vu remettre le Django d'Or du nouveau talent 2003. Son talent ne demandait qu'à être reconnu, à preuve les deux nouveaux albums où Kummert joue un rôle essentiel (celui de Qu4tre et d'Alexi Tuomarila).
Le répertoire de Qu4tre est fait de compositions originales venant de tous les membres du groupe. Les morceaux sont tournés vers la mélodie et la lisibilité : leurs structures sont simples et ouvertes, évoluant plus par sections, souvent dans un esprit pop, que par progressions d'accords. Les solos restent d'une certaine manière "enfermés" dans les compositions qui les entourent, créant un rapport de groupe plutôt que de soliste/section rythmique.

Programme du Centre Culturel M. Staquet -Mouscron-



Critiques de l'album "4" de QU4TRE :

Quatre"4"Nicolas Kummert (ts, ss), Marco Locurcio (g), Jacques Pili (abg, ebg), Lieven Venken (dm, perc) ; guest : Bert Joris (tp, flh)Enregistré en décembre 2002, Bruxelles. -Mogno 010- VOICI SANS DOUTE LE PREMIER GROUPE BELGE MARQUANT DU XXIEME SIECLE. A l'exception de Jacques Pili (b) qu'on avait déjà entendu avec Frankie Rose (g), les membres de ce quartet pianoless se sont tous révélés au cours des quatre dernières années. Lieven Venken (dm) est sans doute, pour son drumming original et attentif, le batteur le plus sollicité après Bruno Castellucci, Jan de Haas et Mimi Verderame ("Bubbles"). Le Namurois Nicolas Kummert a fait ses débuts avec le pianiste finlandais Alexi Tuomarila rencontré au Conservatoire de Bruxelles et, même s'il s'en défend, son Django d'Or 2003 (catégorie "Jeunes Talents") le place d'emblée comme le leader du quartet. Les musiciens se répartissent harmonieusement les compositions, apportant d'assez grands contrastes rythmiques et mélodiques. Feeling sentimental ("Simplement") ou contemplatif ("Il Nonno"), berceuse troublante de Locurcio ("Pulcino"), organisation originale du tempo et distribution des leads et conversations en crescendos pour "Familles" et pour "5th Elephant": cette belle suite écrite par Nicolas Kummert.; influence des mélopées congolaises pour Nicolas sur "Matongé", influence methenienne pour Marco avec "L'Eléphant Bleu". Paradoxalement (heureusement), ce ne sont pas toujours sur leurs propres compositions qu'ils prennent leurs solos les plus intéressants. Epinglons Jacques Pili sur "Pulcino", Marco Locurcio pour "Bubbles", "Song for Raf", "M4", "Familles" et pour "Matongé" à la guitare sèche. Quant à Nicolas Kummert, on appréciera tout au long de l'album sa sonorité feutrée, une manière de jouer les songs, qu'on pourrait qualifier d'amalgame entre Getz et Garbarek ("Familles"). Bert Joris apporte, comme nous, sa reconnaissance au quartet en intervenant sur "Simplement", "5th Elephant" et "Il Nonno".

Jean-Marie Hacquier dans JazzHot, juin 2004



Nicolas Kummert, saxophoniste remarqué au sein du groupe Alchimie, s'associe pour ce nouveau projet intitulé tout simplement "qu4tre" à Marco Locurcio, jeune guitariste prodige qui fut l'élève de Peter Hertmans avec qui il enregistra jadis un cédé passionnant et malheureusement peu connu : Buddies (1997). Locurcio, qui ne dédaigne pas à d'autres occasions faire appel à l'énergie du rock, se montre ici très réservé et s'exprime dans un style fluide, plein de retenue et tout en nuances qui peut parfois évoquer Philip Catherine et parfois Pat Metheny. Son phrasé est clair, limpide et, à l'instar d'un impressionniste, il injecte de subtiles petites touches de couleur à ses propres compositions ou à celles des autres membres du groupe. Son accompagnement à la guitare acoustique sur Matongé est aussi plein de finesse dans sa manière d'enrober la mélodie et de jouer avec. Kummert confirme tout le bien qu'on pense de lui avec un son au ténor impressionnant et une inspiration au soprano qui doit forcément quelque chose à Coltrane. Il arrive à investir l'espace avec une grande sensibilité aussi bien dans l'exposé des thèmes que dans les parties improvisées. Quant à la rythmique, composée de Jaques Pili à la basse et de Lieven Venken à la batterie, elle offre un soutien sans faille aux solistes et lie la sauce avec une présence remarquable. Mais la cerise sur le gâteau, c'est le cinquième homme invité par le quartette : Bert Joris transcende littéralement la musique du groupe et sa trompette en contrepoint du saxophone fait des merveilles, rappelant immanquablement par sa douceur, son lyrisme et sa manière de se poser sur le temps soit Chet Baker soit Miles Davis. L'ambiance du disque est plutôt cool, pensive, parfois planante, avec de superbes mélodies qui incitent à la rêverie ou à la promenade. Publié sur le label Mogno de Henri Greindl sous la forme d'un digipack au concept simple mais réussi, Quatre est un disque emballant qui ravira tous les amateurs d'un jazz de chambre moderne, sensible et caressant. Un projet réussi et une formation à voir en concert et qu'on ne manquera pas de suivre dans sa trajectoire discographique que l'on espère longue et fructueuse. A écouter en priorité : Matongé : pour la ritournelle simple et ensoleillée de Kummert enrobée avec beaucoup de grâce par la guitare acoustique de Marco Locurcio. Simplement : pour la complémentarité entre Nicolas Kummert et Bert Joris et l'impro de ce dernier, pleine de nostalgie, qui fait renaître la magie et le souvenir d'autres trompettistes célèbre

Pierre Dulieu, Sélection du mois



Nicolas Kummert, qui a raflé le Django d'or young talent award 2003, se joint pour ce projet au guitariste Marco Locurcio, ex-élève de Peter Hertmans. Nicolas Kummert tire du saxophone un son impressionnant, au soprano, il fait directement penser à John Coltrane. Marco Locurcio qui laisse fort transparaître dans ses propres projets ses influences rock se retire ici dans un style fluide qui flirte avec les œuvres de Philip Catherine ou Pat Metheny. La section rythmique est elle aussi de taille...elle assure la cohésion de Qu4tre qui en fait un quartet prometteur.

- DeSingel - Dedonderdagen - (aussi disponible en néerlandais)



Alexi Tuomarila Quartet

"J'ai d'abord entendu Alexi l'été dernier lorsque nos groupes ont partagé la scène lors d'un concert à Avignon, France. J'ai immédiatement été absorbé par sa musique. Ce qui m'a frappé en premier fut son son. Il a en permanence un son clair qui attire votre attention sur ce qu'il joue. Vous pouvez entendre cela par exemple dans son solo sur Goodbye little godfather. Même quand il joue des mélodies à la main droite seule, elles ont une autorité qui attire l'attention de l'auditeur.

Cette autorité vient aussi du sens rythmique inné dont Alexi jouit. Lorsqu'il improvise, il ne joue pas simplement des lignes, mais montre un véritable souci du phrasé. Sur ce même solo de Goodbye little godfather, vous pouvez entendre des phrases avec un début et une fin ponctuée par des accents rythmiques qui reposent sur le fantastique groove du batteur. Ces phrases forment des paragraphes, ce qui permet à ses idées de se développer de manière organique. Alexi a également un fort sens de la composition lorsqu'il improvise, construisant un solo avec patience. Ce genre de maturité chez un musicien est vraiment plus l'exception que la règle, et c'est toujours un réel plaisir que d'entendre un musicien se soucier de nombreux paramètres simultanément : le phrasé mélodique, la construction de l'histoire, une belle dynamique rythmique, et l'intérêt pour le son de l'instrument.

Alexi a aussi une voix marquante dans ses compositions, qui font preuve d'une unité certaine. Sur le morceau d'ouverture Tribu, ou sur Noaidi, vous pouvez entendre une voix compositionnelle unique. Alors que, depuis Coltrane, de nombreux musiciens ont utilisé des éléments modaux de manière paresseuse ou simpliste, Alexi les utilise de manière unique dans ses compositions. L'une de leurs qualités principales est le sens inné du voice-leading qui nourrit l'écriture d'Alexi, que l'on entend très bien dans la figure de piano de Tribu.

Le quartet d'Alexi est bien équilibré. Il n'y a pas de faiblesses ou de défauts de connexion et chacun démontre une grande personnalité musicale qui n'empêche pas le quartet de dégager un fort sentiment de cohésion -pas d'égocentrisme dans le mauvais sens du terme. Il y a souvent une merveilleuse douceur dans le jeu de Nicolas Kummert qui sert parfaitement la musique.

Je suis très heureux d'avoir découvert le quartet d'Alexi Tuomarila par chance, et encore plus heureux que le public bénéficiera bientôt d'une démonstration très compréhensible de sa musique sur ce CD. Si ceci peut être qualifié de début, alors je suis absolument enthousiaste pour le futur de ce pianiste."

Brad Mehldau, le 20 janvier 2003 (à propos du CD " 02 " du Alexi Tuomarila Quartet).



" * * * * Les études de piano classique d'Alexi sont parfaitement perceptibles dans ses compositions, spécialement dans sacrament, une pièce au climat presque religieux. Ses improvisations relèvent pourtant bien du bop. Elles bénéficient d'un riche vocabulaire harmonique et traduisent la maturité du pianiste qui, lorsqu'il joue une phrase, sait toujours quelles vont être les suivantes...ce disque révèle un pianiste dont nous ne manquerons pas de suivre la carrière."

Jazzman juillet 2003 (P. de Chocqueuse)



Si en écoutant, il y a dix ans, le quintette de Joshua Redman vous avez été troublé par ce pianiste prénommé Brad Mehldau, si vous êtes amateur d'un jazz qui trouve ses racines dans Debussy ou Ravel, alors il vous faut découvrir Alexi Tuomarila... son écriture, claire, sait mettre en valeur toutes les voix d'une équipe très soudée. Le batteur (Teun Verbruggen), fils caché d'Elvin Jones, montre le chemin à un ténor suggestif (Nicolas Kummert)... Cette belle alchimie repose sur un fragile équilibre, comme un clair-obscur finlandais. Puissent-t-ils s'exporter sur les scènes de nos prochains festivals d'été.

Jazz Magazine (Ph. Deneuve)



"C'est encore en quartet que le pianiste finlandais Alexi Tuomarila s'exprime sur son 2ème album (02, Warner Jazz). Autour de lui, basse, batterie et saxophone tissent une musique fantasque, brillante, rebondissante (cfr. L'extraordinaire Tribu), évitant les clichés du genre. À 29 ans, cet ange blond a un CV impressionnant : 11 ans de piano classique, des prix à foison..." Pierre Fageolle dans Femme Actuelle, lundi 21 juillet 2003



**** Dès les premières mesures, on comprend pourquoi un pianiste aussi respecté que Brad Mehldau a craqué sur le prodige finlandais Alexi Tuomarila. Son esthétique et son jeu se rapprochent de la sienne : fluidité du phrasé, voicings sombres (influence saxonne ?), thèmes parfois romantiques, même façon de tourner autour des notes, de chercher à en tirer la substance...Ne manquez pas de découvrir ce formidable pianiste et son groupe qui prouve une fois encore que le tout est supérieur à la somme des composants.

Olivier Cauvin dans Keyboard de juillet/août 2003



Molo

Le roi jazz s'est fait mousser
...D'emblée, les musiciens de "Molo" ont relancé la salle avec un Little one I'll miss you très enlevé...par le batteur au rythme fou et à la sonorité exacerbée...Les morceaux se succèdent sur les pleurs lancinants de Nicolas Kummert avec un contrebassiste, Axel Gilain, qui n'hésite pas à se lancer dans des solos où il laisse parler sa sensualité à travers des doigts qui caressent pourtant avec vigueur les cordes de sa contrebasse. Admirable cet Oléo quant à nouveau Axel Gilain, lancé par le batteur décidément enflammé par la musique, se lance dans un solo qui n'en finit pas, à la plus grande joie du public présent. Peut-être un peu las d'attendre, le saxophone rappelle alors gentiment son existence par une ou deux mesures, suivi immédiatement par la batterie qui décide d'en faire pareil. Cela se passe de manière très discrète et, tandis que la contrebasse continue son solo, cette petite intervention devient prétexte à un trialogue pathétique entre les instruments. Et chacun de répondre à l'autre pour quelques mesures. FANTASTIQUE ! Quelle Improvisation ! Le public vibrait au rythme du trio...
Hélas tout a une fin... et lorsque les applaudissements laissaient comprendre aux musiciens l'envie d'un dernier morceau, le trio Molo a refait vibrer la salle avec Impressions qui a laissé son empreinte sur chaque spectateur, triste que la soirée prenne fin.

M. Vandeweyver (Vers l'avenir 21 janvier 2003)